J’ai acheté une UniFi Dream Machine et je vous explique pourquoi

Tech Publié le 6 février 2021
Temps de lecture estimé : 5 minutes
UniFi Dream Machine

Après m'être amusé pendant presque deux semaines avec une borne Wi-Fi UniFi NanoHD, ainsi qu'un contrôleur que j'ai installé sur un Raspberry PI (voir mon article ici), j'ai décidé de passer à l'étape supérieure. J'ai commandé une Dream Machine sur le site d'Unifi (avec au passage un switch 4 ports et quelques cables ethernet).

Commande UniFi

Le contenu de ma commande

 

Les produits UniFi ont tendance à être beaucoup moins cher sur le site du constructeur : j'ai payé la borne 300 euros, alors qu'elle est disponible à 400 euros sur le site de LDLC. C'est apparemment la "pénurie" qui conduirait les revendeurs à augmenter leur prix. J'ai de toute façon bien fait de me servir directement sur le site du fabricant : commande le mardi 2 février à 21h, expédition le mercredi 3 février aux alentours de 15h via UPS express saver depuis la République-Tchèque, et réception le lendemain après-midi. Aussi efficace qu'Amazon, donc.

Après avoir hésité avec la Dream Machine Pro, ou bien m'être demandé s'il n'était finalement pas préférable de garder mon installation à base de Raspberry Pi, j'ai finalement décidé de sauter le pas pour la Dream Machine, et voici pourquoi.

 

1 - La conception de l'appareil

L'UniFi Dream Machine est une toute petite borne (11cm de diamètre, pour 18,5cm de haut) qui inclut à la fois un routeur, du Wi-Fi, une Cloud Key et un switch 4 ports Gigabit.

C'est là qu'elle se démarque de la Dream Machine Pro : cette dernière n'inclut pas de Wi-Fi, et est surtout destinée à être placée dans une baie informatique. N'ayant pas cet équipement chez moi, et voulant avoir quelque chose de beau et de minimaliste, j'ai décidé de ne pas être gourmand. Mais les 10 Gbits de l'UDM Pro, le switch 8 ports intégré ou encore la présence de 2 ports WAN (pratique pour un failover en LTE) continuent de me faire hésiter...

 

2 - Le Wi-Fi intégré

La borne possède un point d'accès Wi-FI 802.11ac wave 2 (Wi-Fi 5, donc) 4x4 dual band (2,4GHz & 5GHz). Pas de Wi-Fi 6, et encore moins de Wi-Fi 6E, mais ce n'est pas grave. Cet AP a des performances équivalentes à une borne NanoHD, ce qui est donc impressionnant. Ainsi, je n'ai pas besoin d'utiliser de borne Wi-Fi externe, à moins d'avoir besoin d'étendre la portée de mon réseau Wi-Fi, en plaçant cette dernière dans une autre pièce de la maison (ce que je ferai sûrement avec la borne NanoHD que j'ai actuellement).

L'UDM est également dotée de la technologie "Wi-Fi AI", qui permet l'inspection des réseaux alentours pour que la borne choisisse de façon optimale ses canaux de diffusion. Et ça, c'est très intéressant quand on habite en ville : on minimise les interférences sur notre réseau.

 

3 - Le Switch intégré

4 ports gigabit sont intégrés à la borne, en plus du WAN. C'est une excellente nouvelle, puisque les appareils branchés en ethernet pourront être directement reconnus et gérés dans l'interface UniFi network. Cependant, 4 ports peuvent ne pas suffire, et c'est pour cela que j'ai choisi d'ajouter un autre switch 4 ports UniFi à ma commande : mon logement est cablé en ethernet, je peux donc profiter de ce mode de connexion plus fiable et plus rapide que le Wi-Fi pour utiliser mes appareils. Ayant de nombreux appareils connectables en ethernet (Pont domotique, NAS, ordinateur, Apple TV...), l'UDM s'est vite retrouvée en manque de ports.

 

4 - La cloud key intégrée

Alors que j'avais l'interface du contrôleur sur un RPi, celle-ci est désormais intégrée à l'UDM. J'y vois trois avantages :

  • La fiabilité, le contrôleur étant directement lié aux autres composants du réseau.
  • Le gain de place : même si un RPi est compact, cela n'est pas esthétique et rajoute des cables.
  • La possibilité d'utiliser mon RPi pour un autre projet, comme l'installation de Pi-Hole (article à venir 😉 )

 

5 - Le firewall intégré

L'UDM intègre un pare-feu, qui permet de faire de l'IPS (Intrusion Prevention System) et de l'IDS (Intrusion Detection System).

Ce pare-feu permet également de faire un tas de choses intéréssantes. Par exemple :

  • Le DPI (Deep Packet Inspection), qui permet, comme son nom l'indique, d'inspecter les paquets qui transitent sur le réseau. On aura alors, par appareil, une infographie des protocoles utilisés, et la quantité de données ayant transité.
  • Le VPN : dans mon cas, cela me permettra de configurer l'UDM comme serveur VPN, via le serveur Radius et la technologie L2TP. Je pourrai alors accéder à mon réseau local depuis l'extérieur, sécuriser mon accès à internet lorsque je me connecte à un réseau Wi-Fi public ou mal sécurisé, pouvoir accéder au web français lorsque je suis à l'étranger ou encore bénéficier de Pi-Hole lorsque je ne suis pas chez moi pour éviter, entre autres, les publicités.
  • La possibilité d'utiliser des DNS personnalisés - là aussi, pour pouvoir y coupler Pi-Hole.
  • La possibilité d'utiliser un DDNS : ma Livebox ayant une IP dynamique, c'est essentiel d'utiliser un service comme No-Ip pour pouvoir accéder à mon réseau depuis l'extérieur.

 

Toutes ces fonctions sont pilotables à l'autre bout du monde, via l'app UniFi Network, ou directement depuis l'interface web qui est très intuitive et agréable à utiliser.

 

En conclusion, l'éco-système est pour moi excellent : il permet à la fois d'accéder à des fonctions pointues, voire professionnelles, tout en gardant une interface intuitive et simple à utiliser. Je recommande donc à 100%.

Julien

Julien LAMOUROUX

Sport - Tech - Voyages

Sportif passionné de nouvelles technologies et de voyages. J’aime sauter en longueur, tester de nouveaux produits, bidouiller et découvrir le monde